s

Actions 2019

Pour voir les images, cliquez sur une des vignettes et naviguez en utilisant les flèches droite ou gauche

 

Plantons des arbres à Agadez...

Comme partout ailleurs, le changement climatique crée des problèmes à Agadez. Eau difficile d'accès, mauvaises récoltes, pauvreté, famine.... A cela s'ajoute la déforestation par l'homme, essentiellement justifié par la cuisine au bois...

Ces dernières années, Agadez a dû faire face à des pluies torrentielles causant des inondations, routes coupées, maisons effondrées, perte d'animaux, parfois d'humains. Ce qui nous a incités cette année à initier une campagne : Plantons des arbres à Agadez.

Cette action s'est déroulée en plusieurs phases.

1ere étape : faire le tour des pépinières à Agadez. Elles sont nombreuses et souvent bien entretenues. Nous avons pu nous procurer sur place une centaine de plans (neems, flamboyants, grenadiers, citronniers, balanites, eucalyptus, un peu plus chers pour les Gamji et Baobabs).

 

Chaque petit arbre, précieux, fragile, nécessitant qu’on lui construise un enclos en briques de terre. Il a fallu prévoir la fabrication d'au moins 3000 briques.

 

 

 

 

2ème étape   sensibilisation : diffusion d'un diaporama créé avant notre départ destiné à tout public expliquant :

Cette projection s'achevant par une évidence : Il faut planter des arbres à Agadez !

 

Nous avons diffusé ce diaporama Plantons des arbres à Agadez:

 

 

3. aux futures infirmières, sages-femmes, ASB et autres personnels de santé de l'IPSP.

 

 

 

 

3e étape : on passe à l’action

- le dimanche 27 Octobre à l’école Tawyen Sarki : une quinzaine de jeunes scouts encadrés par une dizaine d’adultes dont certains expérimentés et tous bénévoles ont planté et sécurisé 40 arbres. Merci à tous.

 

 

- le 9 novembre à la maison des femmes : soutenue par des Jeunes du Conseil Régional d’Agadez, une belle équipe de garçons et filles, à laquelle sont venus se joindre des jeunes du quartier, ont planté et sécurisé dans la matinée une trentaine d’arbres.

- Plantations diverses dans les maisons du quartier par les habitants.

Les parrainages

Ils restent bien sûr notre priorité. Elles sont plus de 50, soit en secondaire, soit en formations professionnelles à poursuivre ce rêve, qui, grâce à vous, est réalisable : avoir un jour un métier, une reconnaissance, sortir sa famille de la misère.

Ils ont explosé le budget cette année encore…. Plus de 60% des dépenses.

Les parrainages commencent toujours par une inscription et règlement des frais pédagogiques dans chaque école.

 

Etudes secondaires

Sept jeunes filles vont tenter d'obtenir le BEPC cette année.

Etudes professionnelles

Nous ne pouvons que nous réjouir. Beaucoup de réussites et beaucoup d'ambitions. Le CAP ne suffit plus, ces demoiselles, étudiantes en informatique, briguent le Brevet professionnel.

 

Transit Douanes, Banque finances….Fayza et Aïchatou continuent leur route, et Halima est entrée dans le cursus.

Dans les formations santé, sur les 15 inscrites une seule a abandonné et toutes passent au degré supérieur avec de bonnes moyennes.

Maimouna, Habsatou ont obtenu leur diplôme d'Agent de Santé de Base avec mention.

Aghaïcha que nous parrainons depuis la 3ème vient d’obtenir sa Licence en Nutrition, elle aussi avec mention.

Mariama a elle aussi obtenu un diplôme universitaire après 1 an d’école normale niveau Bac dont elle est sortie au grade de directrice d’école, ce qui avec Charifatou, qui est maintenant professeur des collèges, porte à 3 nos diplômées de l’enseignement supérieur.

Les jeunes filles qui n’ont pas eu la chance d’aller à l’école ou qui l’ont quittée trop tôt ne sont pas oubliées : 13 d’entre elles poursuivent une formation aux métiers manuels en 3 ans.

 

Le concours de dictée

Il est devenu maintenant une institution dans le quartier et est attendu avec impatience chaque année tant par les élèves que par leurs enseignantes. Elles étaient cette année 52 à concourir… La première épreuve a eu lieu comme toujours au sein même de la classe.

Les 10 auteures des 10 meilleures copies ont été conviées dans nos locaux, le samedi 16 novembre, pour la dictée finale.

Cette année c’est la jeune Salamatou, 12 ans, qui a remporté le 1er prix.

Témoignage de satisfaction

Depuis le temps bien sûr, nos actions ne passent pas inaper-çues, et, depuis 3 ans,nous avons plus que triplé les soutiens scolaires.

On en parle dans les maisons, les écoles, les administrations, car, comme me l’a dit une maman cette année, il n’y a surement pas une seule famille du quartier qui n’ait bénéficié , d’une façon ou d’une autre, de notre soutien.

Et, j'ai eu la grande surprise de recevoir, ce qui est à Agadez un grand honneur, à savoir un

« Témoignage de satisfaction »

des mains du Président du Conseil Régional de la Jeunesse d’Agadez, le jeune et sympathique Ousmane Koutata, témoignage donné à l’association pour les services rendus à la jeunesse d’Agadez.

Ce témoignage de satisfaction porte juste mon nom, mais bien sûr il vous est dédié, à vous toutes et tous qui depuis tant d’années soutenez ce projet, qui a déjà sorti plusieurs familles de la misère et éveillées d’autres à l’importance de l’éducation pour les filles.

Les artisanes

Chaque année les retrouvailles avec les femmes sont un moment fort et donnent l’énergie et l’orientation du séjour.

 

Nos artisanes sont optimistes et pleines de projets. En effet entre les dernières formations et les visites de plus en plus régulières du centre qui se fait vraiment remarquer par sa beauté et son originalité, elles vendent de plus en plus régulièrement leurs productions à Agadez même, ou, par des réseaux qu’elles ont su se créer.

 

 

 

   

FONAF

Dès mon arrivée l’effervescence était grande chez les artisanes : Un salon de l’artisanat et de l’entreprenariat féminin s’est tenu à Agadez pendant presque une semaine.

 

 

 

Une équipe de jeunes absolument remarquables est venue de Niamey avec un budget impressionnant pour assurer des conférences, des formations, des soirées culturelles, exposition-vente d’artisanat (nos artisanes ont eu droit à 5 stands) défilés de mode etc… ce fut l’occasion de prises de contacts, de prises de conscience, de divertissements, défilés de mode, et encore une fois une formidable vitrine pour se faire connaitre.

Chacune était à son poste chaque jour de 8 heures à 18 heures … le tout sous 40° minimum de température…

Visites officielles

Avant, pendant et après le FONAF : celles-ci ont été nombreuses et variées. Dénominateur commun : chacun est impressionné par la compétence des femmes, la beauté et l’originalité de leur travail, les broderies émerveillent, les teintures Batiks génèrent de l’enthousiasme, quant au tissage il étonne et intéresse tout le monde : Sauf à Niamey ou il y a une culture de tissage par bandes surtout ornemental, personne au Niger ne tisse sur des métiers de haute lisse.

Lundi 14 Octobre, visite du député Mano Agahali Mano, un ami de longue date.

Chaleureux comme à son habitude, il a parlé à chacune et fait un don pour la coopérative avant de partir.

 

 

 

Samedi 26 Octobre, délégation du FONAF, ils étaient une dizaine de jeunes dont la moitié au moins venus de Niamey, leur jeune et remarquable présidente Hadiza Amadou Maiga s’est dite « bluffée » par l’accueil des femmes, la beauté et la qualité du travail, l’originalité des locaux et équipements… Echanges chaleureux.

Mardi 5 Novembre, visite de la nouvelle délégation municipale spéciale avec son président le Docteur Boukhari Mamane pourtant surchargé et assailli de demandes de toutes part, a pris au moins 2 heures pour visiter nos locaux, parler avec les artisanes, acheter des cadeaux pour sa famille.

Il a dit, et cette phrase restera célèbre : « Partout où je passe, on me parle de ce que l’on va faire… Ici, c’est déjà fait !!! »

 

Soutien aux jeunes entreprises

qui s’engagent dans le domaine de l’assainissement, de l’écologie, du recyclage, de l’éducation, de la culture.

SOUTIEN à Aïr Taslafte Services et Silimane son promoteur : Le matin du 11 Octobre, nous avons fait don d’un pack d’objets métalliques et informatiques. Stockés et utilisés chez nous depuis 2004, ils étaient obsolètes mais surement récupérables par nos amis de ATS qui sauront leur redonner une 2ème voire une 3ème vie et les offriront dans les collèges de la ville.

Soutien à TAZOLT et Mohamed Sidi son Promoteur qui transforme les déchets plastiques en tables et bancs de classe, divers objets d’aménagements, nous lui avons acheté 2 tables et bancs de classe, qui ont permis à eux seuls le recyclage de 40kgs de déchets plastiques !!! C’est ça l’avenir, bravo. http:// tazoltgreen.com

   

Soutien à Association Culturelle Galgadin Matassa et à l’ami Ibrahim Afi, Afi est un comédien dans l’âme, incontournable à Agadez, il vous crée en 2 jours un spectacle, souvent pour dénoncer des problèmes de société (polygamie, mariages forcés, drogue), ou soutenir des campagnes de vaccination ou de prévention Sida… et comment fait-il pour faire s’éclater de rire petits et grands sur ces sujets… ? un véritable artiste…Humaniste, modeste ...

l’Association Culturelle Galgadin Matassa propose du soutien scolaire, une bibliothèque, des cours de Théâtre à Tajajarat, un quartier éloigné du centre d’Agadez et très peu équipé.

La jeunesse d’Agadez porte sur son dos ses combats, ses envies, ses besoins

Entretien des bâtiments

Cet été le toit de notre bibliothèque s’est effondré suite aux intempéries, grâce à votre réaction aussi rapide que généreuse, nous avons pu faire les travaux urgents avant même la fin du mois d’Aout, heureusement car des pluies torrentielles se sont succédées et notre bibliothèque était hors d’eau.

Des orages très violents début octobre ont aussi mis à mal notre installation électrique, l’inverseur, le disjoncteur, et au 3ème orage, feu d’artifice, le compteur a sauté, les fils ont brulé dans leur gaine, court-circuit.

Merci aux électriciens qui sont venus nous dépanner sous la pluie nous évitant le pire….

Le puits : L'arrosage des arbres par la pompe électrique du puits ayant un coût non négligeable, nous avons décidé de remettre en service la pompe à pied. Malheureusement nous n'avons pas pu la sortir, car probablement enfouie dans le sable qu'il va falloir dégager à la saison sèche (mars-avril). Des travaux sont donc encore à prévoir.

Et enfin, encore un autre signe fort de l’autonomisation des femmes, il fallait cette année renforcer la toiture du centre artisanal, réparer les carreaux cassés, refaire la peinture de la façade…le tout pour environ 500 000FCFA...( 800€ environ) tous ces travaux ont été faits et réglés intégralement par l’argent des cotisations de la coopérative ( chaque artisane cotise 2000FCFA - environ 3€- par an…).

  

 

Les réfugiés

Il faut venir à Agadez pour voir la misère qui y règne… des regroupements de familles venues du Sud du pays vivent dans des bidonvilles, les adultes hommes et femmes partent très tôt le matin chercher du travail, tout ce qu’ils trouvent (les femmes sont « boys » comme elles disent, les hommes porteurs, coupeurs de bois etc…) et les enfants, nombreux…très nombreux… certains marchant à peine, restent seuls au campement, en haillons, souvent pieds nus, et attendent le soir, le retour des adultes pour un repas autour du feu.

 

Les enseignants du quartier nous disent que ces enfants ne vont pas à l’école, c’est vrai qu’il faut au minimum une paire de chaussures….et des papiers d’identité… Alors…Nous pourrons peut être commencer l’année prochaine par un atelier de tricot crochet( nous avons encore plein de laines) pour les plus grandes filles, un atelier d’éveil scolaire… et le cycle repart…

« Ce qui sauve, c’est de faire un pas. Encore un pas. C’est toujours le même pas que l’on recommence »… Antoine de Saint-Exupéry

En conclusion de ce séjour

En conclusion de ce séjour, on ne peut que constater que dans l’ensemble nous sommes toujours bien sur les rails de notre projet de départ, que les femmes du quartier sont chaque année un peu plus impliquées dans la prise en charge de leur autonomisation ; et nous aurons toujours raison de soutenir les études des filles, en les accompagnant de façon régulière toujours un peu plus haut.

Merci de continuer avec nous cette belle aventure de donner, autant et aussi longtemps que nous le pourrons

« De l’espoir aux plus pauvres d’entre nous »